17 Avr Tom Dolan : « Faire les bons choix sans surjouer »
À quelques heures du départ de la 3e édition du Trophée Banque Populaire Grand Ouest, Tom Dolan s’apprête à replonger dans ce qu’il aime le plus : une course dense, engagée et imprévisible. Associé à Gildas Mahé à bord de Kingspan, le skipper irlandais prendra demain, samedi 18 avril à 15 heures, le départ de l’épreuve depuis la baie de la Forêt, avec la conviction que tout pourrait se jouer très tôt. « La première partie va être vraiment importante », prévient-il d’emblée. Sur un début de parcours marqué par des courants soutenus et des passages stratégiques clés, il faudra avant tout éviter de subir. « Il ne faudra pas être trop en retard. L’enjeu, ce sera d’être dans le bon groupe au niveau des Minquiers, dans l’archipel anglo-normand. » Une zone charnière, où les trajectoires pourraient déjà s’écarter et dessiner une première hiérarchie. « Il faudra bien naviguer dès le début, faire les bons choix… sans forcément prendre tous les risques. » Car pour Tom, cette édition ne ressemblera en rien à une course en file indienne. « Ce ne sera pas une régate de petits chevaux. Il va se passer des choses, avec des trajectoires qui vont zigzaguer et des écarts qui vont évoluer rapidement. » Un scénario mouvant, typique de ces parcours côtiers exigeants, où la moindre option peut redistribuer les cartes. Le départ, lui, s’annonce presque trompeur. « On va partir avec du soleil dans la baie, ça va être plutôt calme », sourit-il. Mais très vite, le rythme devrait s’intensifier, notamment au près, avec des manœuvres en série et une vigilance constante dans les zones resserrées. « Naviguer dans les rochers, c’est toujours intéressant… et Gildas a le cerveau parfait pour ça », glisse l’Irlandais avec un brin de malice. Reste enfin une inconnue de taille : la fin de course. « C’est encore très incertain. Ça peut se jouer plus au large, avec des conditions instables, parfois orageuses. » Autrement dit, rien ne sera figé avant la ligne. Et dans ce contexte, l’objectif est clair : rester dans le match du début à la fin, sans jamais décrocher. « Sur ce type de parcours, tout peut bouger jusqu’au bout. » Le ton est donné. Entre exigence, lecture du plan d’eau et capacité d’adaptation, le duo Dolan–Mahé sait à quoi s’attendre… et compte bien peser dans le jeu.

